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philosophie

L’en-trop par Jean Oury

[…] La Mort est coupure, accident; jamais prévue, toujours en trop. Comment un ensemble institutionnel peut-il traiter l’en-trop? Cet en-trop n’est-il pas déjà, heureusement, ce qui le ronge, effritant la pierre, écornant les pages, préservant cette lueur salvatrice de la précarité? Le respect des choses « précaires »: des gestes, des regards, des façons d’être, la marque des pas, le grincement d’une porte, des feuilles qui volent, la pluie, le soleil : l’inutile dans toute sa transcendance. C’est ça la pulsion de mort, Todestrieb, Mort non forclose qui régit la vie, et la quotidienneté, et la grâce des visages. C’est à a partir de ça qu’un monde peut se construire qui ne soit pas cimetière […]

 

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