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LA MASSE ET L’HISTOIRE à paraître le 23 février 2021

Kostas Papaïoannou

LA MASSE ET L’HISTOIRE
Théorie générale de la masse révolutionnaire

Préface de Benakis Matsas

Traduit du grec par Benakis Matsas

Rayon : Philosophie

ISBN: 979-10-93250-44-1

Prix : 16,00 euros

Pages : 160

Parution : février 2021

L’ouvrage :

En ce début de XXIe siècle, on découvre dans les archives du philosophe Kostas Papaïoannou un livre perdu qui gisait là depuis plus d’un demi-siècle. Le manuscrit, qui s’intitule « La Masse et l’Histoire. Théorie générale de la masse révolutionnaire », date du début des années cinquante, son auteur alors n’a même pas trente ans. En 2003, il paraît en grec sous le titre « Masse et Histoire ».

Dans l’« Histoire universelle », le jeune Papaïoannou reconnaît la masse révolutionnaire comme un acteur irréductible à tous les sujets (peuple de citoyens, prolétariat, femmes, minorités) et à tous les partages (le politique, le social, l’esthétique) que nous connaissons dans notre modernité. Catégorie qualitative et non point quantitative, la masse révolutionnaire se présente comme un dispositif esthétique et politique, notamment comme une « théâtrocratie » selon le terme péjoratif dont Platon a affublé la démocratie athénienne. C’est qu’en effet l’institution démocratique et l’expérience tragique ont partie liée. La présence de la masse dans la vie sociale est l’indice qui permet de déterminer sa pauvreté ou, au contraire, sa richesse en monde. Ainsi l’« Histoire universelle » peut-elle être revisitée à la lumière de la masse : son irruption, son plein épanouissement ou son escamotage. À l’instar de l’opticien qu’est Spinoza, Papaïoannou fabrique des verres et crée une perspective philosophique et sociologique qui fait apparaître le monde sous un jour nouveau.

La Masse et l’Histoire est un texte intempestif. À sa lecture, on est confronté à une radicalité qui tranche avec l’hégémonie actuelle d’une idéologie foncièrement agoraphobe. Cette expérience philosophique nous pousse à soulever la question de la « masse révolutionnaire » et de sa « théâtrocratie » dans le capitalisme tardif.

Kostas Papaïoannou est né à Volos en 1925. Fils d’un intellectuel qui a entre autres dirigé une petite organisation socialiste, il participe activement à la Résistance. En 1946, il fuit la Grèce en proie à la guerre civile et à la persécution à bord du paquebot néo-zélandais Mataroa, en compagnie notamment de Cornelius Castoriadis et de Kostas Axelos. À Paris, il fait des études de philosophie à la Sorbonne. En 1963, il intègre le CNRS tandis que, de 1971 jusqu’à sa disparition précoce en 1981, il enseigne à l’École pratique des hautes études. Spécialiste de Hegel et de Marx, il est, comme Maximilien Rubel, André Gorz et François Châtelet, un représentant d’un « marxisme » critique.

http://www.eterotopiafrance.com/catalogue/la-masse-et-l-histoire/

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